Derniers instants au Japon, à Hiroshima & Miyajima !

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Nous quittons de bon matin Kyoto, il y a quelques heures de train avant d’arriver à Hiroshima. Cette ville est notre dernière étape, tout en incluant Miyajima, une île toute proche d’Hiroshima.

Hiroshima, nous voilà

Pour nous, c’est une étape incontournable au Japon. C’est pour nous la seule ville qui contient une mémoire commune et internationale. Nous arrivons vers 10h du matin à Hiroshima. Notre première impression, une ville moderne où il fait bon vivre. On s’y déplace principalement en tramway. Tout d’abord nous allons déposer nos bagages dans le petit appartement que nous avons réservé, non sans mal, ça a été un peu compliqué de trouver l’emplacement précis du bâtiment. L’appart en tout cas est super, petit et cosy ! Enfin, nous partons pour notre première visite, le dôme d’Hiroshima. C’est le seul bâtiment ayant résisté en partie à la bombe atomique, les murs sont encore debout ainsi que la structure interne du dôme. C’est l’unique vestige de l’ancien Hiroshima. Pendant les premières années, la population a hésité à garder ce témoignage du passé. Il l’on finalement conservé..

Pour informations,  le dôme de la Bombe Atomique, était à l’origine le Palais d’exposition industrielle du département de Hiroshima. Achevé en 1915, il prit par la suite le nom de  » Hall de la promotion des Industries de la Préfecture d’Hiroshima », en 1933.

 

C’est assez bizarre de se retrouver devant ce monument car il est difficile d’imaginer l’avant Hiroshima, ou l’horreur qui s’y est produite. Cela ressemble à un bâtiment démolit, mal entretenu. On fait le tour, on observe, on essaie de voir s’il y a des caractéristique visibles de la bombe. Il y a quelques touristes, mais aussi des Japonais, et pour une fois, pas de photos – ni de selfies – devant un monument comme celui-ci. Tout prêt du dôme, il y a le parc de la paix. C’est endroit est chargé d’émotions, il y a une cloche à faire sonner pour que la paix règne dans le monde. Plus loin, un monument et une cloche réservée à la mémoire des enfants d’Hiroshima. La cloche est en forme de grue d’origami. C’est très triste, car beaucoup d’enfants sont morts à Hiroshima. Ce parc rend hommage à toute les victimes, milite depuis des décennies pour l’abandon des armes nucléaires dans le monde, encourage la paix et le dialogue entre les nations. Dans ce parc il y a énormément de groupes scolaires. Hiroshima semble être un lieu de passage obligé pour toutes les écoles du Japon.

Musée mémorial de la Paix

Après une petite heure de ballade et un déjeuner sur le pouce, nous arrivons au Musée d’Hiroshima (qui se trouve au bout du parc) le « Hiroshima Peace Memorial Museum ». L’entrée est très peu cher, et pour les audio guides il y a une quinzaine de langues ! Malheureusement, une fois de plus, la moitié du musée est fermé pour rénovation. La première partie du musée, qui explique tout le processus de la création de la bombe, jusqu’à son transport à Hiroshima est fermée. Nous débutons la visite à partir du moment où la bombe vient d’être lâchée. Cela commence avec une série de photos du champignon atomique vu des villes aux alentours d’Hiroshima. Plusieurs salles suivent, l’une explique comment la bombe explose avec quelles conséquences sur les habitants, les habitations, l’environnement, la santé, la politique etc…

Tout le long de la visite, des objets personnels de victimes sont présentés, chaque objet à une histoire bien à lui. Le musée est extrêmement bien fait, tout est bien expliqué, traduit. Nous avons jamais vu un musée aussi rempli, il est noir de monde, de touristes et surtout d’écoliers, des classes entières. Nous apprenons énormément de choses, c’est à la fois horrible, triste et émouvant. On se rend compte aussi à quel point on ne parle peu, voir pas du tout, d’Hiroshima en Histoire à l’école, ou même quand on étudie la seconde guerre mondiale. En général il n’y a qu’une ligne, spécifiant  » au même moment au Japon, la bombe atomique est lâchée au dessus d’Hiroshima », point à la ligne. Dans ce musée, on apprend absolument tout, c’est très intéressant mais horrible à la fois.

Une fois rentré en Australie, Caroline a essayer d’en savoir plus avec certains documentaires, on vous joint les liens en dessous, si vous voulez vous intéressé un peu plus à la bombe nucléaire et tout ce que cela à impliqué et continue d’appliqué de nos jours :

Ce documentaire ne contient que des images d’époques, de l’idée de la bombe jusqu’à l’assaut d’Hiroshima : 

 

On termine le musée assez rapidement, bien que l’on ai prit tout notre temps pour tout voir, tout lire. A la sortie, sur le parvis du musée, des écoliers Japonais (classe de 6eme) nous abordent. Le nez collé à leur feuille, ils nous lisent deux-trois phrases en anglais pour se présenter. Ils nous demande de leur écrire un petit texte, de quels pays nous venons, pourquoi être venu à Hiroshima et en conséquence quel message nous aimerions laisser. En gros, nous avons écrit que nous étions français, que le Japon est un pays extraordinaire, que nous adorons les Japonais, que nous vivions avec certains en Australie, que Hiroshima était pour nous un passage obligatoire, que nous aimerions revenir lors d’un autre voyage. C’était rigolo à faire.

 

Enfin, nous quittons cet endroit de la ville pour aller en direction du château d’Hiroshima.Ce n’est pas très loin, nous prenons un tram, descendons au centre-ville et de là nous y allons à pied. Bien entendu le château d’origine à entièrement été détruit sous la bombe (comme tout le reste à 14km à la ronde), il a été reconstruit entièrement et fidèlement dans les années 60. On n’y entre pas, on en fait juste le tour, on se ballade dans le parc, la nuit tombe. Pour terminer cette journée, on fait les boutiques, et on commence avec … un POKEMON CENTER, il était temps d’en faire un. Bon, un peu déçu au final, ça reste juste une grosse boutique d’objets pokémon au prix assez salés !! On déambule dans les rues illuminées d’Hiroshima, on aime beaucoup, c’est une ville dynamique. Enfin, après un macdo (bouuuuuh oui on sait mais des algues et du poissons cru tous les jours ça peut devenir lassant), nous rentrons à l’appartement. On déplie les lits futons, on créer notre petit cocon puis on s’endors, impatient d’être à demain.

Ce matin là…c’est grasse mat ! Notre amie Misato arrive à 11h à la gare d’Hiroshima, donc on reste se reposer à l’appartement. Nous arrivons pile poil à 11h à la gare d’Hiroshima. On y retrouve Misato, et aussitôt, nous prenons le tram pour l’aller jusqu’au port d’Hiroshima, afin de prendre le ferry, pour visiter Miyajima. Bon, le tram, vraiment mauvaise idée, c’est leeent, tellement lent, il nous faut 1h30 pour y arriver !! En train normal, juste une trentaine de minutes. Bref, nous prenons le ferry, pour une traversé de seulement 10 min.

Miyajima, l’île sacrée

Miyajima, est une île sacrée, elle est considérée comme l’un des trois plus beaux site du Japon. Cet endroit est très connu pour la beauté naturelle du lieu, son portail vermillon construit dans l’eau, ses temples et quelques spécialités culinaires. Bien qu’il y ait des habitants, il n’y a ni maternité, ni cimetière, car ce statut d’ile sacrée interdit qu’on y naisse ou meure. Nous débarquons. L’endroit est magnifique, le soleil brille, pas un nuage dans le ciel. Comme à Nara, il y a des daims dans toute la ville. Il y a beaucoup de Japonais, cet endroit fait très « ballade du dimanche en famille au grand air ».

 

Première visite, celle du portail.
Après avoir traversé des dizaines et dizaines de magasins de souvenirs et de restaurant, nous arrivons près du portail. C’est vraiment très beau, un peu mystérieux et magique. On prend pleins de photos. Puis on continue la visite, pour arriver au temple, où un couple japonais à le privilège de s’y marier. Nous en visitons plusieurs, et pour une fois, dans l’un des temples, on peut rentrer à l’intérieur et prendre des photos. Bon après, le temple est assez vide, mais il offre une très belle vue.

Enfin, c’est l’heure de manger, Misato nous choisi un restaurant, on y mange très bien comme toujours, et pour le dessert, une spécialité de l’île. Des petits gâteau en forme de feuilles. Rien de vraiment extraordinaire au gout, mais ils sont tous fait artisanalement. On peut voir les machines et les Japonais à la confection des gâteaux. Ils sont fourrés au choix, chocolat, caramel, pâte d’haricot rouge, fromage, pomme etc… Il y a des dizaines de boutiques juste pour la vente de ces gâteaux, mais Misato sait dans quelques boutiques allé les déguster. C’est la seule boutique de l’ile qui fait frire ces gâteaux. Caroline prend un gâteau fourré au fromage à faire frire, c’est super-méga-bon ! Puis, teste celui à la pâte d’haricot rouge (plus typique du Japon forcément), c’est vraiment délicieux. Enfin, nous terminons notre journée à Miyajima par une ballade le long des côtes, le soleil baisse déjà dans le ciel. Nous reprenons le ferry vers 16h30 / 17h, puis le train pour rentrer au centre d’Hiroshima.

En ville, on se ballade, on fait du lèche vitrine et surtout, on cherche un photomaton Japonais ! Tous les trois on s’y amuse bien, on fait deux séances. Après la rigolade, Misato nous emmène dans le meilleur restaurant de « Okonomiaki ». C’est une spécialité très connue au Japon, originaire d’Osaka mais aussi d’Hiroshima. Parfois nous en mangions à la maison avec Shiori et Saori. Nous allons enfin manger un vrai okonomiaki. En gros, c’est une grosse crêpe/omelette fourrée de chou, de fromage, de pâtes, de pousse de soja, de lard, le tout recouvert de sauce barbecue à la japonaise. Aller manger ce plat, c’est aller s’installer dans un tout petit restaurant qui ne propose que ce type de plats. Une fois assis, le cuisinier prépare votre okonomiaki devant vous, sur une plaque chauffante. Honnêtement le simple fait de regarder la préparation de ce plat, vous rempli l’estomac, on a jamais vu autant d’ingrédients et de quantité dans un seul et unique plat ! Au final, quand nos okonomiaki sont prêts…on a pas faim ! On en mange chacun la moitié et le reste on l’emporte avec nous. En tout cas c’est bon. Après le restaurant, nous raccompagnons Misato à la gare, nous la remercions. Elle nous donne quelques spécialités Japonaises à ramené pour la maison. On espère que sa passera à l’aéroport. Misato va vite revenir à Woolgoolga, elle attend son second visa pour l’Australie. On sait que nous allons la revoir très vite.

Nous retournons à l’appartement, voilà, notre toute dernière étape est terminée. Le lendemain, la journée est consacré à retourner sur Tokyo. Nous avons trois changements de train. A Tokyo, nous faisons juste quelques derniers achats, Caroline poste un colis de 5kg pour la France, Julien cherche des figurines mangas à Akihabara. Maintenant que nous savons que tout est terminé, nous avons hâte de rentrer en Australie. On vous passe donc ces derniers jours à Tokyo et à Kuala Lumpur, car il n’y a rien de très intéressant. Après ce long voyage nous sommes enfin arrivé à la maison, heureux de pouvoir se reposer, et surtout de retrouver notre van !

En conclusion, ce voyage aura été superbe. Déjà, nous n’aurions jamais cru pouvoir aller au Japon un jour dans nos vies, ou alors pas de si tôt. C’est si loin et cher quand vous partez d’Europe. C’est un pays qui nous faisait déjà rêver depuis de longues années, entre histoire, traditions, culture et ultra modernisme. Nos rencontres Japonaises en Australie nous avaient encore plus donner envie d’aller à la découverte de ce pays ! Nous avons même pu faire une partie de ce voyage avec nos amis, ce qui donnait encore plus de sens à ce voyage. Les Japonais sont des gens incroyables, remplis de gentillesse, de respect, de politesse et d’attention. Nous espérons y revenir un jour, car deux semaines sont tellement insuffisantes, nous n’avons que survolé le Japon (même si en deux semaines nous avons bien vadrouillé), mais nous aimerions le vivre pour de bon, notamment l’arrière pays ! Nous sommes très contents de toutes ces visites, ces découvertes, ces lieux superbes, et ce partage avec nos amis. Alors voilà, maintenant on peut se dire: Putain !!! On a fait le JAPON ! LE JA-PON !!!

Au prochain article, notre retour en Australie, les fêtes de fins d’années, le travail et les préparatifs pour un nouveau voyage, avant de reprendre notre roadtrip.

Kénavo !

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